☼HP Hard Breath - Chapitre 19.1 - De longues...☼

Publié le 25/05/2025 à 12:35 par anastasiaskywalker
☼HP Hard Breath - Chapitre 19.1 - De longues...☼

Le mot de l'auteur: Ayo le peuple ! J’espère que ça va ! Je poste ce chapitre un peu à la va-vite, parce que je suis en week-end entre copines un peu loin de chez moi, mais je ne vous oublie pas uwu. Voici donc l’avant-dernier chapitre du premier arc de cette fic, et le début des vacances d’été pour nos héros ;3 J’espère que ça vous plaira. Moi, je retourne dans la piscine xD

 

Bonne lecture à tou·te·s !

 

Sasha

 

 

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Chapitre 19.1 - De longues vacances d'été

Chapitre corrigé

 

 

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Mikako

 

 

L'odeur de charbon et la fumée sortant du Poudlard Express signent la fin de cette première année. Je ne pensais pas que celle-ci passerait si vite, en dépit de tout ce qui m'est arrivé durant l'année, mais j'en suis presque déjà nostalgique.

 

Une fois de retour au manoir Smith, le temps risque de me paraître terriblement long. Cet été risque d'être étouffant en comparaison à tout le reste... Mais je me rassure, car la rentrée en deuxième année m'attend au bout du tunnel.

 

Une foule compacte d'élèves grouille autour de moi sur le quai de la gare de Pré-au-Lard, alors que je joue des coudes pour mettre ma valise dans le wagon dédié à cet effet. Alors que j'arrive enfin à me frayer un passage parmi mes camarades, qui se bousculent pour monter dans le train à temps, je tombe nez à nez avec le garde-chasse de Poudlard, Hagrid, qui aide les élèves les plus frêles à charger leurs affaires. Il me remarque tout de suite et bouscule deux élèves de quatrième année pour me rejoindre en disant :

 

 

"- Attends, laisse-moi t'aider. Tu n'arriveras pas à mettre ces affaires dans le train toute seule."

 

 

Il se saisit de ma valise et de la cage de Hirule d'une main de fer, même si ma chouette proteste clairement, et pose étonnamment délicatement le tout dans le wagon. Je le regarde faire, impuissante mais reconnaissante qu'encore une fois, quelqu'un m'aide à charger mes affaires, et je bégaye :

 

 

"- Merci, c'est gentil...

 

- Ce n'est rien. Tu es toute frêle, et cette valise est trois fois trop lourde pour que tu la soulèves seule... Je suis content d'aider., me dit le demi-géant en me souriant à travers sa barbe hirsute."

 

 

Beaucoup de gens à Poudlard semblent avoir un a priori fort sur Hagrid, au même titre que sur Rusard, mais moi, je le trouve gentil. En plus de faire les menus travaux de Dumbledore, il semble enclin à toujours aider tout le monde, même si sa taille reste intimidante. Une sorte de gros nounours en somme, même si je ne doute pas qu'il sache aussi se montrer ferme, car c'est bien le seul avec moi qui ose aller dans la Forêt Interdite, à ma connaissance.

 

En tant que garde-chasse, il en a le droit.

 

 

"- Passez un bel été., dis-je en le saluant poliment avant de m'éclipser, Vous allez sortir du château ?

 

- Je crains que non, mais ça me va., me répond-il, tout sourire et jovial, Mais je te souhaite un bel été aussi, jeune fille. Profite-en pour sortir et t'amuser."

 

 

Si seulement.

 

Je me contente de répondre par l'affirmative, puis m'éclipse après un dernier signe discret de la main.

 

Je rejoue des coudes dans l'autre sens à travers la foule et, alors que je m'apprête à rejoindre le wagon des 1res années, un bras se saisit du mien. Fermement. Je sens qu'on me tire et me tourne vers Alicia, qui enroule fermement son bras dans le mien.

 

La Gryffondor me sourit, clairement contente de tomber sur moi, et dit :

 

 

"- Je te cherchais ! Fred et George ont réservé un compartiment pour Lee, Angie et nous. Tu es la seule qu'on ne trouvait pas. Tu nous fuis ?"

 

 

Dans un sens, c'est le cas. J'aime mes amis, mais faire le trajet retour en prenant le risque que mes parents me voient en leur présence... J'ai peur que ce ne soit pas une bonne chose.

 

Je plaque tout de même un sourire de façade sur mon visage, me gardant bien de le préciser, et réponds :

 

 

"- Jamais, voyons... Il faudrait être suicidaire pour fuir les jumeaux. Ils ne laissent personne s'échapper."

 

 

Elle rit de bon cœur à ma diversion et opine.

 

 

"- C'est vrai, mais ne leur dis pas, ou ils risquent de prendre la grosse tête."

 

 

On marche ensemble jusqu'à l'entrée du wagon en riant. Je fais le signe de motus et bouche cousue en mimant de fermer ma bouche avec une clé, gardant ce secret pour moi précieusement.

 

Angelina, qui attend sur le pas de la porte du wagon, nous repère et nous presse alors en disant :

 

 

"- Vite, les filles, le train va bientôt partir !"

 

 

En vérité, il reste plusieurs minutes avant que le Poudlard Express ne quitte Pré-au-Lard. Mais notre amie semble vraiment impatiente de quitter l'école pour ses vacances d'été... Ce que je ne comprends pas vraiment. Suis-je la seule pour qui l'école est plus paisible que ma propre maison ? Moins oppressante, malgré les moqueries ?

 

Sûrement.

 

J'accélère le pas en suivant Alicia, et Angelina nous tire à l'intérieur comme si nous n'étions qu'à quelques secondes du départ. Je prends cela comme une aide bienvenue, car le marchepied est drôlement haut, et marmonne alors que nous sommes enfin dans le train :

 

 

"- Merci.

 

- De rien, ma belle., me répond-elle avec un sourire gentil, que j'ai mis du temps à obtenir de sa part, Allez, allons rejoindre les garçons. Ils nous attendent."

 

 

Les deux Gryffondors m'encadrent comme deux gardes du corps alors que nous traversons le wagon, sous le regard inquisiteur de certains de mes pairs Serpentard. Malgré tout, aucune injonction à mon égard n'est faite. Il faudra que je pense à leur dire de se montrer moins protectrices. L'année prochaine, je n'ai pas besoin d'être escortée à travers toute l'école ou d'être constamment protégée et défendue... Mais aujourd'hui, c'est notre dernier jour entre amis avant les vacances, alors je m'abstiens. Je ne veux pas gâcher l'ambiance.

 

Nous arrivons en un seul morceau au fameux compartiment réservé par Fred et George, où règne déjà une ambiance délétère. Le trio infernal rit aux éclats, Lee à moitié affalé en travers des jambes de George sur la banquette, tandis que Fred est debout, en train de mimer... Rusard, je suppose ? Ils étaient sûrement en train de raconter encore une de leurs mauvaises blagues subies par le concierge durant l'année.

 

Quand nous entrons, leur fou rire cesse, et Jordan se redresse d'un coup pour s'asseoir, comme si nous l'avions pris en flagrant délit de quelque chose. Un geste anodin que personne ne relève... mais qui me fait un peu tiquer sur le moment.

 

Je me contente de ne rien dire et souris timidement.

 

 

"- Quelle histoire vous étiez encore en train de vous raconter ; demande Angelina en s'engouffrant la première pour s'installer à l'une des deux places libres à côté de Fred.

 

- Rien que tu ne saches pas, Angie., répond le rouquin en se rasseyant, Juste la fois où Peeves nous a aidés à échapper au bureau de Rusard et à son donjon, à Halloween."

 

 

Une histoire mille fois dite et répétée, en somme. Une histoire dans laquelle Lee et moi avons aussi plus ou moins tiré les jumeaux d'affaires, ce soir-là.

 

Alicia me tire dans l'habitacle avant de fermer la porte derrière nous et va s'installer sur la place que George et Lee ont laissée entre eux. Je suis le mouvement en prenant place sur la dernière place libre de l'autre côté de Fred, près de la fenêtre.

 

Dehors, les derniers élèves montent dans le train, et le quai semble tout à coup très vide. Presque tout le monde est à bord du Poudlard Express, et l'heure du départ approche, me laissant un goût doux-amer. Bientôt, les tours du château auront disparu au loin, ne laissant que la vision des plaines d'Écosse qui défilent à toute vitesse. Je tourne mon regard loin du paysage, le mémorisant tout de même, malgré le fait que je revienne ici dans deux mois, et retourne aux babillages de mes amis.

 

Tout le monde me regarde d'ailleurs comme s'ils attendaient quelque chose de ma part, et je réalise que je me suis laissée distraire. On a tenté de me parler, mais je n'ai rien entendu. Je rougis donc et balbutie :

 

 

"- Pardon, je n'écoutais pas.

 

- Fred te demandait ce que tu allais faire cet été, Mika !, me répète gentiment Alicia, Ils veulent nous inviter au Terrier, et ce serait bien que tu puisses venir..."

 

 

Ma gorge se serre d'autant plus, car je sais que ce n'est pas possible. Mon père m'autoriserait peut-être, malgré quelques réticences, mais ma mère... Elle n'accepterait jamais. Trop d'a priori sur les familles non-Serpentard règnent dans sa tête pour qu'elle me laisse quitter le manoir pour aller chez des amis qu'elle ne connaît pas... et dont je ne lui ai jamais parlé pour une bonne raison.

 

Elle n'accepterait jamais mon amitié avec les jumeaux, si elle savait.

 

Je secoue la tête, affichant un petit sourire triste, et bégaye :

 

 

"- Sans moi, désolée... Je n'ai toujours pas parlé à mes parents de... vous savez...

 

- Nos relations ?, me complète Angelina, les lèvres pincées, Pour le coup, je ne peux pas te blâmer. Sans vouloir t'offenser, ta famille est connue pour être particulièrement méchante, Mika. Tu es l'exception à la règle, évidemment."

 

 

J'opine, car même si c'est une façon peu douce de dire les choses, je sais qu'elle n'a pas tort. Mon père est connu au Ministère pour gérer les Aurors d'une main un peu trop ferme, et ma mère... Je ne veux même pas savoir ce qu'elle a pu faire pour devenir la secrétaire et le bras droit du Ministre de la Magie. Jamais. Ils ont juste une réputation très mauvaise dans le milieu, si on exclut certaines familles riches de sorciers qui les adulent autant qu'ils les craignent. Je pense que juste pour ça, je ne ferai jamais de politique... si tant est qu'ils me laissent le choix.

 

 

"- Oui, on peut dire ça., je tempère tout de même en soupirant, Je vais essayer de leur en parler, quand même. Avec le temps, qui sait, ils me laisseraient peut-être passer quelques heures ou jours avec vous pendant l'été."

 

 

Alicia tend la main à travers le compartiment pour prendre la mienne, et je lui souris en acceptant ce geste d'affection. Ça me rassure qu'elle essaie de comprendre ce que je ressens, mais honnêtement... passer l'été isolée n'est pas bien nouveau pour moi. Depuis la disparition de ma tante, je n'ai eu qu'un seul ami sur qui compter après tout. Peut-être pourrais-je le voir cet été ?

 

Je sors de ma torpeur alors que mon esprit commence à dériver vers ma vie avant Poudlard, quand le train siffle bruyamment. Le wagon s'ébranle sous nous, annonçant le départ pour les vacances, et je laisse la place à mes amis qui se penchent par la fenêtre pour saluer Hagrid... et observer le château s'éloigner inexorablement.

 

Je n'ai étrangement pas envie de voir ça et me sens bizarre. Mon bras me gratte et ma gorge se serre alors que le train rejoint inexorablement les plaines écossaises, et mes amis reprennent leurs places. Je redresse maladroitement mes gants pour être sûre qu'ils sont bien en place... et plaque un petit sourire sur mon visage, ignorant mes symptômes comme je le fais toujours.

 

Dans le petit habitacle, la bonne humeur et les blagues des jumeaux mettent l'ambiance, et tout le monde discute joyeusement. Je participe le plus calmement possible, faisant mine de rien, et les deux premières heures de trajet passent normalement...

 

J'oublie vite que chaque minute passée ici me rapproche un peu plus de mes parents, que j'ai presque envie de ne jamais retrouver. De toute façon, ce n'est pas comme si j'allais beaucoup les voir cet été.

 

Comme toujours, Madame Flume finit par apparaître à la porte de l'habitacle en toquant et distribue à la ronde une poignée de bonbons et friandises en tout genre. Par pure générosité, je décide d'offrir un peu de tout à chacun de mes amis, n'ayant pas dépensé une once de mon argent de poche de l'année. Une façon de me repentir de n'avoir rien offert à personne à Noël aussi, dans un sens.

 

 

"- Merci, merci, merci ! ,piétinne Alicia sur son siège, les mains remplies de bonbons, Je n'aurais jamais eu les moyens de me payer ça par moi-même !

 

- Aucun de nous n'aurait pu., s'exclame George en déballant un caramel pour l'engloutir, Franchement, merci, Mika !

 

- Je maintiens que tu n'aurais pas dû., proteste gentiment Angelina alors qu'elle fourre son cadeau dans ses poches, désireuse de le garder pour elle malgré tout, Tu aurais dû garder ton argent pour le mettre de côté."

 

 

Je hausse les épaules, pas vraiment inquiète pour mes économies. J'ai une somme conséquente d'argent de poche tous les mois, que je n'utilise pas, et ce n'est qu'une infime partie de mon patrimoine familial. Les Smith ne seront sûrement jamais une famille dans le besoin, alors autant partager ce que j'en gagne avec mes amis... n'en déplaise à ma mère.

 

Je me garde tout de même d'étaler trop la richesse de ma famille, pudique sur la provenance de cet argent.

 

Malgré la gêne, nous nous goinfrons de sucreries pour combler l'ennui en discutant de tout et de rien... des idées de pranks des jumeaux sur leur famille pendant l'été, des vacances en France d'Alicia avec ses parents, de celles prévues pour Angelina, axées sur la reprise du Quidditch... mais pas des miennes.

 

Je me sens bien, car personne ne m'oblige à parler de ça. Du fait que je vais passer le plus clair de mon été à étudier dans ma chambre au manoir, seule avec les elfes de maison familiaux. Je recevrai peut-être la visite de quelques amis de la famille, dont un plus gentil que les autres, mais rien de bien digne d'être raconté.

 

En revanche, ce dont je peux parler, c'est de ce que je vais faire du reste de mon temps libre, une fois mes interminables devoirs imposés par mes parents terminés. En essayant de ne pas me faire prendre, bien sûr.

 

 

"- Je pourrais peut-être trouver un peu de temps libre pour déchiffrer notre parchemin, avec un peu de chance., j'annonce à Fred, qui s'est justement montré intéressé par le sujet, Je n'ai pas eu l'occasion d'avancer à cause des examens, mais cet été, ce sera plus facile !

 

- Je suis sûr que tu vas y arriver !, m'encourage mon ami avec un sourire rayonnant, Tu es un génie, personne d'autre que toi ne pourrait faire ça, pas même nous !"

 

 

Je rougis au compliment, ressentant toujours une pointe de culpabilité à l'idée qu'on me pense aussi intelligente, mais j'accepte en bredouillant un merci lamentable.

 

Pourquoi, quand les compliments viennent de mes amis, ceux-ci me touchent-ils plus que lorsqu'ils viennent de ma famille ?

 

Je pousse cette question de côté et touche le morceau de parchemin qui reste toujours dans le fond de ma poche. Je n'ai plus osé m'en séparer depuis que les jumeaux me l'ont confié, de peur qu'un camarade Serpentard tombe dessus et l'abîme. Pas que je croie aucun de mes camarades assez intelligent pour réaliser qu'il s'agit d'un objet magique... mais on ne sait jamais. Je ne fais confiance à personne en dehors de notre petite équipe.

 

Le reste du trajet se déroule dans la même bonne humeur que le début. Plusieurs heures passent entre le moment où cette conversation dérive encore vers une autre et notre arrivée à la gare de King's Cross, mais j'ai l'impression que ce trajet n'a duré que quelques minutes... tout au plus. Le temps passe-t-il toujours plus vite quand on s'amuse ?

 

Quand nous entrons dans le dernier tunnel menant à la voie 9 ¾, ma gorge se serre. Il va falloir que je quitte l'habitacle la première, surtout si je veux éviter que mes parents ne fassent la connaissance de mes nouveaux amis par inadvertance... Pourtant, quelque chose me retient plus que nécessaire auprès d'eux. Je ne dois pas céder à la tentation.

 

Je rassemble rapidement mes affaires, prétextant une envie pressante pour quitter les lieux en vitesse, mais je vois bien que mon mensonge est inefficace... Personne ne me croit. Pourtant, personne ne me retient.

 

Alors que je m'apprête à quitter notre compartiment, une voix m'interpelle.

 

 

"- Mikako !"

 

 

Je me retourne, regardant Fred qui ouvre et ferme la bouche, lui-même surpris par son geste, avant de me sourire.

 

 

 

"- Passe de bonnes vacances..., me dit-il simplement après s'être repris, Et n'oublie pas de t'amuser un peu quand même...

 

- Amusez-vous bien aussi !, je réponds en décochant un dernier sourire rayonnant à tous mes amis, On se voit à la rentrée prochaine."

 

 

Je referme la porte derrière moi sans attendre de réponse, n'étant même pas sûre de vouloir en recevoir une. Tout pourrait me retenir ici, mais une fois la porte close, il n'y a plus de retour en arrière. J'ignore la petite voix dans ma tête qui me susurre de faire demi-tour.

 

Je traverse le wagon silencieux alors que le train commence à ralentir au bout du tunnel. Je sens l'agitation gagner les autres élèves dans les compartiments devant lesquels je passe, mais je me contente de me diriger vers la porte la plus proche... pour descendre du train à la seconde où nous arriverons à Londres.

 

Je n'ai pas à attendre longtemps, car par l'interstice qui sert de fenêtre à la porte, je distingue rapidement la foule sur le quai de la voie 9 ¾ qui se dessine. Elle est dense, tout autant que le jour de la rentrée, mais ce n'est pas ce qui m'angoisse.

 

Ce qui m'angoisse le plus, c'est de savoir qui, de mon père ou de ma mère, m'attendra sur le quai.

 

Le train s'immobilise enfin et la porte se déverrouille par enchantement, me laissant descendre avant tout le monde. Pas mal d'élèves se sont penchés aux fenêtres pour saluer leurs familles à distance dans un premier temps, et je profite de cette distraction pour me glisser dans la foule et aller récupérer mes affaires avant la cohue. Une fois cela fait... je cherche les silhouettes familières de ma propre famille dans la foule... mais rien.

 

Je crains un instant avoir été oubliée ici, mais ce n'est pas le cas. Alors qu'elle joue des coudes pour se frayer un passage parmi les familles de sorciers en se confondant en excuses, Ginsey essaie de me faire signe. Je l'entends vaguement crier au-dessus du brouhaha ambiant :

 

 

"- Mademoiselle, par ici !"

 

 

Je pousse mon chariot bien rempli dans sa direction, surprise de la voir seule, mais... cela ne m'étonne qu'à moitié. Qu'est-ce que j'imaginais ? Que mes parents prendraient un autre jour de congé pour venir me chercher ? Non. Et dans un sens, ça m'arrange bien.

 

 

"- Ginsey..., je la salue poliment alors que j'arrive à son niveau avec mes bagages, Mère et Père ne sont pas avec toi ?

 

- Non. Ginsey vous demande pardon., s'excuse platement notre elfe de maison, Les maîtres n'ont pas pu se libérer pour venir chercher Mademoiselle... La mère de Mademoiselle s'excuse, mais elle avait une affaire urgente à régler au Ministère. Quant à Monsieur votre père...

 

- C'est bon, Ginsey, je ne veux pas savoir., je la coupe, essayant de me montrer la moins dure possible avec elle, Je suis contente que tu sois là, c'est l'essentiel."

 

 

Notre elfe de maison sourit et manque de rougir au compliment... si on peut appeler cela ainsi. Elle bégaie encore mille excuses et me propose de pousser le chariot à ma place, ce que je refuse. Il est hors de question de laisser cet être frêle porter toutes mes valises seule.

 

Malgré le soulagement de ne voir qu'elle sur le quai de la gare, j'ai un pincement au cœur en songeant que j'aurais pu rester avec mes amis un peu plus longtemps... Peut-être aurais-je pu les présenter à Ginsey, qui sait ?

 

La petite voix dans ma tête me susurre qu'il n'est pas trop tard pour le faire, et je cherche mes amis des yeux, mais chacun est déjà en train de retrouver sa famille respective... et je ne veux pas gâcher ce moment.

 

Cherchant un contact familier, je me tourne alors vers mon elfe de maison, lui tend lamain et déclare :

 

 

"- Bien. Rentrons au manoir. Je meurs d'envie d'un chocolat chaud."

 

 

Ginsey accepte la main tendue et me promet une boisson chaude dès notre retour à la maison. Je profite d'un dernier instant pour lancer un regard oblique au paysage de la gare de King's Cross autour de nous, avant que nous ne transplanions au manoir Smith, annonçant officiellement le début de mes longues vacances d'été.

 

 

A suivre...

 

 

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Nombre de mots: 3328 mots

Date de publication: 25/05/2025

Dernière mise à jour: 11/08/2025 (modification mise en page)